Tristes Turbans à Téhéran !
En quelques semaines l’Iran a vécu une secousse politique majeure qui l’a conduite au bord d’un soulèvement démocratique.
En quelques heures depuis vendredi soir, la parenthèse démocratique se referme. Une répression violente est en train de s’installer. Plusieurs centaines de partisans de Moussavi (ci-dessous) ont été arrêtés, dont certains de ses proches. Moussavi lui-même serait aux arrêts à son domicile.
Il est possible qu’il y ait eu plusieurs morts et en tout cas des dizaines de manifestants ont été matraqués. En plusieurs lieux des militants favorables à Moussavi ont été passé à tabac dans leurs permanences.
Il est clair qu’une vague de répression fasciste accompagne la proclamation des résultats électoraux. Durcissement extrémiste d’un régime déjà totalitaire qui se crispe dans le refus de la vague réformiste, démocratique et libérale levée derrière la candidature de Moussavi.
Même si Ahmadinedjad compte de nombreux partisans, ce que devrait montrer le défilé organisé ce soir, même si son score électoral réel devait se situer autour et peut-être au-delà des 30 points, il est évident que les élections ont été truquées.
Comment expliquer autrement son écrasante majorité, savamment dosée pour ne pas sembler trop soviétique, tout en franchissant la majorité des deux tiers ?
Comment expliquer sa victoire à Téhéran, siège des impressionnantes manifestations en faveur de Moussavi, les plus fortes que l’Iran ait connu depuis la révolution de 1979 ?
Comment expliquer la victoire d’Ahmadinedjad dans les régions des minorités ethniques Azéries et Kurdes, traditionnellement opposées aux ayatollahs ?
Les exemples abondent et il n’est pas sûr que le régime pourra éviter que des preuves tangibles émergent aux yeux de tous. La légitimité que les extrémistes pensaient acquérir au travers des urnes peut leur faire défaut.
Les jeunes Iraniens qui bravent la police anti émeute et les pasdarans ne l’emporteront peut-être pas. La république de Liberté qu’ils espéraient, le système démocratique islamique dont ils rêvaient n’est provisoirement pas à l’ordre du jour, mais la légitimité électorale d’Ahmadinedjad s’est aussi évanouie.
Reste la force brute. Au rêve de la démocratie islamique, aperçue un bref moment se substitue comme dans un mauvais réveil, la réalité de l’Islamo fascisme.
Alors que de courageux Iraniens affrontent polices et milices, que le téléphone, Twitter et Facebook sont coupés, la BBC brouillée, il serait dérisoire de se gausser longuement des pseudos experts, diplomates munichois et gogos journalistes qui ces derniers semaines en Occident décriaient le terme « islamo fasciste ».
Messieurs, l’Islamo fascisme règne en Iran, il tient la matraque. La réalité et la vérité vous opposent un cinglant démenti, qui n’est hélas cruel que pour ceux qui se battent à Téhéran.
Pourquoi le régime des ayatollahs a t-il organisé ces élections, pour les truquer ensuite ?
Les débats internes au clergé Chiite sont largement opaques. L’Histoire sans doute les rendra plus lisibles.
Mais il semble toutefois que des divisions profondes existent. Confrontés à une crise économique importante, aggravée par une politique économique démagogique et désastreuse, ainsi qu’à des dépenses faramineuses en faveur du Hamas et du Hezbollah, les Ayatollahs ont hésités sur la voie à suivre.
La politique internationale, l’ignominieuse négation de la Shoah, l’aventureuse course à l’arme nucléaire risquent d’entrainer le régime vers la guerre.
Alors que le souvenir de la guerre Iran Irak, résurgence orientale localisée de la Première guerre mondiale est encore très présent, l’hypothèse d’un nouveau conflit sur tout le Moyen-Orient, ressemblant plus à la Deuxième guerre mondiale, voire un conflit nucléaire entraine des hésitations.
Manœuvre rare dans un régime totalitaire, la solution proposée par les sphères dirigeantes a été électorale, le peuple étant appelé à trancher entre une ligne dure, crispée et guerrière et une voie plus réformiste et diplomatique.
Certes ces élections n’étaient que très partiellement démocratiques. Les candidats sélectionnés par le pouvoir étaient tous des islamistes nationalistes issus du système. La liberté de candidature n’existe pas.
La Liberté d’expression est toute relative. L’instant ultime dans l’isoloir ne saurait suffire à garantir des élections Libres, tout comme celles-ci ne sauraient exister sans l’isoloir.
Le matraquage de la propagande des années durant ne peut s’effacer, particulièrement dans les campagnes, en quelques semaines de débat. L’encadrement totalitaire de la société, des mœurs, de la famille, ne prédispose pas aux insurrections démocratiques fussent-elles électorales.
Toutefois les systèmes totalitaires ont rarement desserré leur étau comme on vient de le voir. Jamais le nazisme ou le fascisme ne l’ont fait.
Le Printemps de Prague, la Révolution Hongroise, la grève générale de Solidarnosc, le soulèvement de Tien An Men ont à chaque fois imposé un cadre d’emblée en rupture avec le pouvoir, jamais décrété par celui-ci.
On songe un peu à la brève période de la déstalinisation Khrouchtchévienne, mais le processus électoral avec débat contradictoire était absent.
La nature particulière du totalitarisme Chiite en Iran fournit la première explication. Tandis qu’une seconde s’inscrit dans la compréhension de l’évolution cyclique des totalitarismes en général.
C’est parce qu’en 30 ans, le pouvoir a déjà franchi toutes les étapes du cycle totalitaire qu’à l’orée d’un deuxième cycle qui s’annonce particulièrement sanglant, la voie électorale a semblé la meilleure pour décider de la marche à suivre.
Ayant connu les mouvements de masse de la révolution de 1979, la répression fasciste qui suivit, la crispation nationaliste de la guerre, la propagande fanatique, certaines courtes périodes de répit et de réformes très limitées, suivies de nouvelles répressions, le régime est épuisé mais toujours solidement en place.
Il lui fallait trancher entre les voies à suivre.
La voie Ahmadinedjad, c’est la guerre au Moyen-Orient et la course à l’arme nucléaire. Elle implique une nouvelle vague de répression et de fanatisme pour faire taire les oppositions derrière le nationalisme à outrance.
Le projet Moussavi (ci-contre), c’était le maintien du système, assouplissant son encadrement de la population et négociant avec les Occidentaux une sortie de la crise économique contre l’encadrement international du nucléaire.
Dans une certaine mesure les deux voies sont, étaient possibles pour le système. Les deux sont périlleuses, l’une conduit peut-être à l’apocalypse, la seconde produit du délitement. Elle est moins assimilable idéologiquement.
C’est la nature particulière du Totalitarisme Chiite qui explique qu’afin de trancher, la forme électorale ait été décidée, quitte à être désormais confisquée.
Le dogme du Parti unique est essentiel dans les systèmes totalitaires nazis, fascistes et communistes.
Les deux premiers ont disparus dans la tourmente de la guerre, le dernier à souvent été confronté à des mouvements populaires, des soulèvements, des grèves générales.
Fréquemment le pouvoir a provisoirement lâché du lest. Toujours il s’est crispé devant la multiplicité des candidatures qui de fait signifie que le monopole du parti sur le pouvoir et le dogme du parti unique sont battus en brèche.
C’est l’ultime ligne rouge qui ne pouvait être franchie et ne peut l’être ni en Chine, ni au Vietnam, ni à Cuba encore moins en Corée du Nord.
Mais en Iran, le pouvoir réel est largement au-dessus de la sphère politique. Il se trouve dans la sphère idéologico religieuse. C’est le Conseil des gardiens de la Révolution, constitué de 12 religieux et dirigé par le Guide Suprême (on notera la terminologie qui ne renvoie qu’au Duce et au Führer). Depuis la mort de Khomeiny, le Guide Suprême, c’est Ali Khamenei.
Toutefois le Guide est lui-même flanqué d’une Assemblée des Experts de 86 Mollahs et d’un Conseil de Discernement de l’Intérêt Supérieur du Régime, dont le président est, (était puisqu’il semble qu’il ait démissionné) Hashemi Rasfandjani qui soutenait Moussavi.
Ce Conseil de Discernement qui sert d’arbitre, est lui-même composé de six membres religieux du Conseil des Gardiens de la Constitution, des chefs des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutif (président de la république), du ministre concerné par l’ordre du jour auxquels s’ajoute une dizaine d’autres personnalités, toutes nommées par le Guide.
Il arbitre les litiges apparus entre le parlement et le Conseil des gardiens et dispose du droit d’édicter des solutions pour les cas les plus graves..
C’est tout cet assemblage un peu byzantin qui n’a pas réussi à décider de la voie à suivre, et s’est résigné à l’option électorale, croyant le régime protégé des turbulences politiques, dans le cadre d’une campagne limitée dans le temps entre des candidats choisis par en haut.
Le nazisme, le fascisme ou le communisme, idéologies directement politiques sont en premières lignes dans toutes élections semi libres. L’Islamo fascisme Iranien, c’est une de ses originalités, issue de l’existence d’un clergé hiérarchisé, a érigé une sphère transcendante et religieuse au dessus du pouvoir politique qui l'isole et le protège.
Pour la "Mollahcratie" tout aurait du rester dans le cadre d’une campagne bien encadrée, apportant au système la légitimité nationale et internationale.
C’était sans compter avec le mouvement du peuple, avec son aspiration à la Liberté.
L’opposition Iranienne particulièrement forte chez les étudiants et les intellectuels, comme parmi les syndicalistes et les classes moyennes était traditionnellement divisée quant aux pseudo réformistes issus du pouvoir tels Rafsandjani président en 1989 puis en 1993, ou Khatami président en 1997.
L’échec du grand mouvement de protestation étudiant de juillet 1999, les reculs des gouvernements réformateurs face aux injonctions du Conseil des Gardiens de la Révolution ont conduit une partie de l’opposition à considérer avec distance ou rejet les « réformateurs » religieux.
Emblématique fut l’appel de l’opposante féministe et futur Prix Nobel, Chirin Ebadi à boycotter les élections de 2005.
Moussavi fut Premier Ministre de Khamenei, alors Président de 1981 à 1989. La charge de Premier Ministre à depuis disparu, mais ce furent les années noires de la répression et de la guerre à outrance contre l’Irak.
La guerre où l’on envoyait de très jeunes adolescents, marchant en rangs serrés « nettoyer » les champs de mines en se faisant sauter, munis d’une clef en plastique autour du cou censée leur ouvrir la porte du Paradis.
Ces épisodes terribles sont particulièrement bien montrés dans « Persépolis » BD et film de Marjane Satrapi.
A l’époque un « instructeur » de ces adolescents marchant à la mort et au martyr se nommait…. Mahmoud Ahmadinedjad.
Moussavi donc, n’avait pour fédérer autour de lui l’opposition, que le rejet croissant qu’inspire Ahmadinedjad et le régime.
C’est un phénomène rare, mais bien connu. Dans certaines circonstances, le peuple s’empare d’un référendum, d’une candidature et les détournent pour désavouer le régime.
C’est ce qui s’est produit ces dernières semaines.
Phénomène plus rare, mais dont les références historiques sont réelles, le candidat Moussavi lui-même a semblé accélérer le mouvement.
On l’a vu dénoncé les mensonges d’Ahmadinedjad sur l’Holocauste, laisser entrevoir un accord international sur le nucléaire, déclarer que le port du voile ne devait pas être imposé et dénoncer la peine de mort à l’encontre des enfants.
Il avait un peu de glasnost à la Gorbatchev, un peu du flot tumultueux qui porta Nagy (ci-dessus), pourtant dirigeant du Parti communiste, dans la Hongrie de 1956 et beaucoup des illusions de Zhao Ziyang, secrétaire général du Parti Communiste en 1989 dans la Chine de Tien An Men.
Surtout il y avait le « Mouvement Vert » (photo ci-dessous) plus ou moins auto organisé autour de la candidature de Moussavi.
Ce mouvement massif et dynamique portait l’empreinte des révolutions des années 80 et 90 qui ont fait chuter le communisme en Europe avec aussi beaucoup de Tien An Men et d’effervescence technologique, celle des réseaux sociaux, de Facebook et Twitter, dont le succès est croissant en Iran.
Le choix de la couleur verte pour symboliser et dénommer le mouvement est particulièrement intelligent et malicieux. Le vert est la couleur de l’Islam, celle de l’écologie et celle de l’espérance.
Le Mouvement Vert espérait par sa couleur définir l’espoir d’un islam démocratique et tolérant et l’arborer comme un talisman qui le protégerait de la répression. En Iran le temps de l’élection, le vert fut une couleur Libre et irrépressible.
Révélatrice de la peur qui avait commencé à changer de camp et à gagner celui des islamo fascistes, la déclaration des pasdarans, les gardiens de la Révolution, jeudi 11 Juin mettant en garde contre la prétention de certains à une révolution colorée, ou à la création d’une quelconque force colorée post électorale.
« Il y a plusieurs indications que certains groupes extrémistes ont commencé à organiser une révolution colorée, sous une couleur spécifique…. Une tentative de créer une « Révolution de Velours » sera écrasée sans ménagement… »
La Révolution de Velours qui abattit la dictature communiste en Tchécoslovaquie, la Révolution Orange qui fit de même en Ukraine, voilà le cauchemar des Pasdarans.
Pour qu’une révolution pacifique ait lieu il faut d’abord qu’elle prenne conscience d’elle-même. De fait on a vu avant le scrutin d’immenses manifestations sous formes de chaines humaines, rappelant les premiers temps de la Révolution de 1979 contre le Shah.
On a entendu aussi, repris en chœur le slogan « Ahmadi Aie Aie ! Ahmadi Bye Bye ! » Ou plus direct, "Ahmadi fasciste ! A mort le dictateur ! », par des foules qui occupaient les rues, dansaient sur les voitures, munies de drapeaux verts, de foulards verts , de T-shirts verts….
On a vu aussi un Ahmadinedjad au culot obscène, immense, et annonciateur prétendre que son adversaire menait contre lui une campagne digne de Goebbels.
Or le régime malgré la parenthèse électorale reste profondément dictatorial et totalitaire.
Paradoxalement le succès du Mouvement Vert autour de Moussavi, l’appréhension d’un second tour, c’est à dire de la poursuite de l’effervescence démocratique, voire d’une défaite directe d’Ahmadinedjad a fait craindre au mollahs de perdre le contrôle. L’édifice idéologique risquait de s’effondrer avec le paravent politique.
C’est pourquoi Ahmadinedjad a sans doute eu le feu « vert » du Guide Suprême pour s’engager dans la fraude.
Or la fraude que certains qualifient d’ors et déjà de massive comme Mohammad-Reza Djalili, chercheur irano-suisse à l’Université de Genève, est très facile.
«Jamais une fraude aussi immense n'avait été organisée….. Les fraudes sont très faciles car il n'y a pas de listes électorales en Iran. On va voter avec son extrait de naissance, et on peut même le faire plusieurs fois, dans différents bureaux de vote. Les analphabètes, qui représentent près de 20% de la population, sont aidés par les gardiens de la Révolution...» « De toute façon, avant même le scrutin, Ahmadinedjad avait eu accès à des moyens immenses, avec notamment des passages sur les chaînes de télévision et les radios. » (Libération 13 Juin)
Et c’est aussi pourquoi devant l’ampleur de la colère de la population, devant les protestations de Moussavi lui-même, le Guide entre deux maux a choisi la voie de la répression.
Moussavi a beau insister, en appeler aux instances religieuses,
« J’avertis que je ne n’abdiquerai pas face à cette dangereuse charade. Le résultat de l’action de certains officiels perturbera gravement les fondements de la République Islamique et aboutira à la tyrannie. »
Or la charade que dénonce Moussavi a été concoctée par la sphère engoncée des dignitaires religieux autour du Guide Suprême Khamenei. C'est elle qui a abandonné Moussavi. Nul espoir de leur côté.
Ces tristes turbans préfèrent la perspective de l’apocalypse, à la déliquescence et la décomposition rapide de leur pouvoir.
Le sort de Moussavi sera à court terme, au mieux celui de Zhao Ziyang (ci-contre) assigné après Tien An Men, qu’il s’était refusé à réprimer, en résidence surveillée jusqu’à sa mort en 2005. Et au pire celui de Nagy, assassiné d’une balle dans la nuque. Dans l’immédiat il ne sera pas le Gorbatchev de Téhéran.
Téhéran, aura donc un petit air totalitaire de Tien An Men. La légitimité impossible d’Ahmadinedjad sera remplacée par les matraques des Pasdarans.
Mais qu’en est il de la légitimité internationale, ce joyau que convoite les dictateurs, cet émeraude dont les ayatollahs aimeraient malgré tout orner leurs turbans ?
On rage en découvrant la timidité des déclarations de nos diplomates !
Si le Canada décidément courageux ces derniers temps, dénonce fermement la mascarade, si à l’opposé Amir Moussa, le secrétaire de la Ligue Arabe s’est empressé de congratuler Ahmadinedjad dans la vaporeuse fraternité des dictateurs, les Européens brillent par leur insigne prudence. La France ainsi se déclare.... "inquiète".
En vérité les diplomates sont désormais face à des négociations déjà difficiles avec un pouvoir dont ils craignent désormais de dénoncer l’évidente illégitimité.
C’est aussi sur Obama que le piège se referme. Un piège dont il porte une claire responsabilité.
En affirmant imprudemment son souhait d’un dialogue avec l’Iran sans aucune condition, souhait réaffirmé sans attendre le résultat des élections, Obama s'est engagé à aller demain serrer les mains sanglantes d’Ahmadinedjad et Khamenei. Il leur confèrera un peu de son aura, de sa légitimité. Ils auront le joyau convoité.
C’est peut-être pourquoi les réactions de l’administration Américaine sont si mesurées.
Hillary Clinton espérait hier encore que "la voix de chaque Iranien pourrait compter".
Au mieux une allusion malvenue aux polémiques des élections Américaines sur le comptage des voix par les machines de vote électroniques en Floride en 2000. Au pire une sorte de quitus pour le régime.
Joe Biden affirme que le dialogue avec l'Iran aura lieu quelque soit le résultat final des élections.
Que reste t-il à l'heure qu'il est du grand discours d’Obama au monde Musulman à l’université du Caire ? Où sont les appels, certes timides, en faveur de la démocratie, de la tolérance ?
Obama est pris au piège. Khamenei en choisissant de soutenir Ahmadinedjad ne s’y est guère trompé. De toute façon le dialogue avec l’Amérique aura lieu. La légitimité internationale sera assurée.
Moussavi amenait le risque d’une révolution colorée. Ahmadinedjad négociera en position de force!
A moins que les divisions ne ressurgissent dans les cercles du pouvoir, qu’elles ne s’étendent à l’armée, que les courageux manifestants de Téhéran, ne reviennent au risque de leurs vies.
Beaucoup de « si », mais les manipulations totalitaires ne résistent pas toujours aux mouvements de masse vers la Liberté.
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