lundi, juin 08, 2009

Cinglante Défaite Electorale pour……. Hassan Nasrallah



Le principal résultat électoral de ce week-end, c’est bien sûr, la défaite inattendue, bienvenue et cinglante du Hezbollah Libanais.
Depuis plusieurs mois l’hypothèse d’une victoire électorale du Parti de Dieu paraissait possible et probable.

Le gouvernement de Fouad Siniora, démocratiquement élu, mais affaibli par le coup de force du Hezbollah en 2008 semblait en perte de vitesse. Le mouvement du 14 Mars, (en référence à la Révolution des Cèdres consécutive à l’assassinat toujours impuni du Premier Ministre Rafic Hariri) allait-il se ressaisir après son recul face au coup de force du Hezbollah et de Amal en mai 2008 ?


L’accord signé le 21 mai 2008, entérinait un droit de véto du Hezbollah sur les décisions gouvernementales et l’arrêt des enquêtes menées sur les réseaux de communications parallèles du Hezbollah ainsi que sur son contrôle de fait de l’aéroport de Beyrouth.


Une forme de double pouvoir s’était ainsi établi, le Hezbollah utilisait es derniers mois pour renforcer considérablement son appareil militaire et ses stocks de roquettes et missiles au nez et à la barbe de l’impuissante force de l’O .N .U.

La prise du pouvoir était pour le Hezbollah, l’étape suivante. Appuyé par
l’Iran, la Syrie et ses supplétifs Chrétiens autour du général Aoun, le Hezbollah pouvait écarter la piste d’un coup d’état en faveur d’une prise de pouvoir électorale.

Contrôlant le Sud chiite, où la notion d’élections Libres n’est qu’une farce, compte tenu du pouvoir militaire de sa milice armée. Servi par une apparente division du camp Chrétien et l’abandon des poursuites contre l’appareil secret Syrien dans le cadre de l’enquête Hariri, Hassan Nasrallah se payait le luxe d’annoncer le prochaine fourniture d’armes iraniennes à son futur gouvernement.

Sa victoire aurait très probablement ouvert la voie à une nouvelle guerre avec Israël, organisée depuis Téhéran.

Affluence électorale féminine devant un bureau de vote

Le sursaut électoral du camp démocratique, la défaite du Hezbollah et des pro-syriens, hors de leurs bastions donne une deuxième chance à la Liberté au pays des Cèdres.

Ce sursaut est intervenu malgrè les millions dépensés par l'Iran et utilisé par le Hezbollah pour acheter des votes. Surtout il s'est produit malgrè la politique d'intimidation et de terreur qui a vu l'assassinat de nombreux députés et opposants au Hezbollah et à la Syrie, depuis plusieurs années.

Le Hezbollah reconnaît « sportivement » sa défaite selon l’expression de Nasrallah.
Avec 71 sièges sur 120 à ses adversaires, il lui était difficile de faire autrement, hors d’une sédition ouverte.


Celle-ci n’est pourtant pas totalement exclue et dépend de trois facteurs clefs, les élections Iraniennes cette semaine, la faiblesse et l’indécision, si elles se renouvellent, du gouvernement Siniora et les suites de l’enquête Hariri.

Une victoire d’Ahmadinedjad relancerait le Hezbollah à la conquête d’un pouvoir auquel il ne pourrait plus prétendre qu’à la faveur d’un nouvel affrontement armé, ou d’une guerre avec Israël.

La défaite du fanatique président affaiblirait plus encore le Hezbollah, militairement et financièrement dépendant de Téhéran.
C’est pourquoi le Hezbollah insiste pour l’heure sur son droit à garder les armes de sa milice.

Le désarmement du Hezb est une question décisive, enrobée dans le mythe d’une nécessaire résistance à Israël. Question à laquelle le gouvernement Siniora n’a pas su répondre et qui l’a entrainé dans une spirale de reculades.


Non seulement l’enquête de l’O.N.U. sur le meurtre de Rafic Hariri semble s’enliser, mais après Assad, ce sont les généraux Syriens et pro-syriens qui ont été mis hors de cause il y a quelques semaines, sans aucune transparence de la part des enquêteurs.

Les révélations du journal Allemand, « Spiegel », il y a quelques jours sur le rôle de l’appareil de sécurité du Hezbollah dans l’assassinat d’Hariri, n’ont entrainées que dénégations de la part de l’O.N.U, à la veille du scrutin.

La piste d’une implication du Hezbollah qui n’est absolument pas incompatible avec celle de ses alliés Syriens, sera t-elle relancée désormais ? Rien n’est sûr, mais l’exigence de vérité demeure, ainsi que sur les nombreux autres assassinats de personnalités anti syriennes, comme Gebran Tueni.

Situation en Iran, désarmement des milices du Hezb, vérité sur les meurtres politiques et transparence de l’enquête sont les facteurs dont dépend la Liberté du Liban à l’orée d’une seconde chance.

Coup d'Etat Fasciste Sous les Cèdres

A Propos d'un Meurtre Simple au Liban

Autour du Rapport Melhis et du Meurtre de Gebran Tueni

Blog Widget by LinkWithin

Partagez ce Post sur Facebook ou Twitter